Planification stratégique

En 2005, dans la foulée de l’adhésion de plusieurs microbrasseries à l’AMBQ, un nouveau directeur entre en poste, M. Jean-Pierre Tremblay. Tout en assurant le suivi des dossiers en cours, il apparaît alors prioritaire de mener une réflexion de groupe sur les perspectives de l’industrie et de l’association.

Fin 2005, l’AMBQ compte en effet quatre grandes microbrasseries et quatorze petites. Certains se rencontrent pour la première fois, d’autres ont un important vécu en groupe. Pour implanter une vision partagée, un exercice de planification stratégique devient essentiel.

Création d’un esprit de groupe et d’échange professionnel

Grâce au support d’Emploi-Québec Laurentides, un atelier animé par M. Yves Côté a permis de tenir douze journées de travail échelonnées jusqu’au printemps 2007. Une particularité fondamentale : la possibilité, grâce au support d’Emploi-Québec, d’impliquer la majorité des membres, venant de toutes les régions, tout au long du processus. La qualité de l’animation, qui a permis un échange professionnel dynamique entre gens de métier, est à la base de la création d’un fort esprit de groupe et de l’adoption d’une vision, d’objectifs et d’une démarche cohérente qui servent de référence à l’AMBQ pour mener ses actions.

Une dynamique à laquelle s’intègrent tous les nouveaux membres depuis. Et surtout un plan de travail qui s’inscrit dans le respect de celui accompli par le groupe des premières années.

Vision et objectifs de développement de l’AMBQ de 2007 à 2017

Part de marché, de production et de création d’emploi

- Faire passer notre part de marché au Québec à 12% en 2017.

- Faire passer la production locale de moins de 300 000 hectolitres à plus de 800 000 hectolitres.

- Faire passer le nombre d’emplois directs de 633 à plus de 1 800.

- Faire passer notre part des ressources humaines de 16,2% à environ 40%.

Contenu québécois

- Maximiser au niveau le plus près possible de 100%, le contenu en houblon et en céréales québécois non seulement dans la production actuelle, mais dans le total ciblé en 2017.

- Obtenir un autre impact de création d’emploi, en milieu agricole.

En somme, mettre en place une échelle de valeurs complètes, une « filière bière » : production de semis, production agricole, première transformation (du houblon, de l’orge en malt) puis, transformation en bière. Donner une valeur « terroir » au produit fini.

Ouverture de marché hors Québec

De plus, en misant sur une base solide au Québec, l’AMBQ contribuera à développer les marchés hors Québec (Ontario, États-Unis, Europe).

Trois grands axes de travail pour atteindre ces objectifs

- Créer et implanter un programme qualité dans toutes les microbrasseries membres.

-  Développer, en s’appuyant sur une assise qualité, une campagne de marketing commune.

-  Mener les représentations nécessaires à une révision du cadre législatif et réglementaire, actuellement obsolète, dans le but d’établir un environnement d’affaires sain et équitable dans le marché de la bière au Québec.