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Écrit par Daniel Coulombe/Sara Richard - Collaborateurs
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Dimanche, 31 Août 2008 21:30 |
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Dans les années 1960, à Coaticook, comme ailleurs au Québec, la bière Dow était une des bières les plus populaires comme en témoigne la tradition orale et les publicités du journal Le Progrès. Cependant, suite aux événements tragiques survenus le 26 mars 1966 en relation avec la bière Dow, les publicités de Dow à l’intérieur du Progrès se firent plutôt rares les semaines suivantes alors que celle de Labatt et surtout d’O’Keefe augmentèrent en espace ainsi qu’en fréquence. C’est O’Keefe qui prit alors le marché avec un slogan quelque peu prétentieux: «Voici pourquoi les ventes O’Keefe montent toujours», «De plus en plus de gens exigent O’Keefe! » tout en présentant le portrait de l’agent de l’époque pour la bière Dow à Coaticook Ernest Pouliot.
Mais, tout comme ailleurs au Québec, peu d’individus sont au courant des faits qui ont été à l’origine de la chute financière de la brasserie Dow et, éventuellement, de la disparition de cette bière. Un cri d’alarme Le 26 mars 1966, le journal La Presse de Montréal titrait à la une de son édition: «Ottawa enquête à Québec sur la mort étrange d’une quinzaine de personnes». L’article fait alors mention d’une enquête en cours par le Service des aliments et des drogues du ministère fédéral de la Santé. L’enquête, sans nécessairement faire de relation de cause à effet, indique que les victimes sont de grands consommateurs de bières, tous décédés d’un arrêt cardiaque. Avec un certain recul, cette manchette a été l’incipit de la rapide chute financière de la brasserie Dow(1), qui brassait une des meilleures ale blonde que le Québec ait connues - sa popularité ainsi que les prix internationaux qu’elle va mériter dans les années 1970 en font foi. Les jours suivant l’article de La Presse, la une des différents quotidiens de Montréal et de Québec n'avait fait qu’alimenter le sujet de conversation de l’heure, s’appuyant sur une rumeur: les nombreuses victimes sont décédées de myocardose (terme qui n’est plus utilisé par la médecine d’aujourd’hui, mais qui pourrait se traduire par : cause de syndrome d'insuffisance cardiaque, cause indéterminée) parce qu’ils ont consommé de la bière fabriquée par la brasserie Dow de Québec. On peut affirmer que ces manchettes eurent l’effet d’une bombe au sein de la population - ne parlons pas de panique sociale ou de psychose, mais d’intérêt majeur. En l’espace d'un an, la brasserie Dow perdit pratiquement tout le marché brassicole du Québec. Un marché qu’elle occupait à cette époque à quelque 51% à l’échelle provinciale, et, pour la ville de Québec seulement, à environ 85% du marché. Entre la rumeur et l’histoire, entre les faits évoqués et une enquête en profondeur des événements, il y a de quoi parler d’un véritable mythe de la bière Dow. Rappel des événements via les journaux Le samedi 26 mars 1966, l’article de La Presse (2) fait mention de la mort, suite à un arrêt cardiaque, de plusieurs hommes de la région de Québec - lors des deux derniers mois. Ces cas ont soulevé des interrogations de la part du milieu médical et des autorités gouvernementales. D’autant plus qu’un certain nombre des victimes ont été hospitalisées au Christ-Roi à Québec. Dans les journaux, on explique le décès des victimes en raison de la consommation d’ alcool ou de bière! -Ce jour-là, ni La Presse, à Montréal, ni Le Soleil, à Québec, ne firent mention d’une brasserie ou d’un produit quelconque dans leur édition. À la lecture des articles qui paraissent sur le sujet les jours suivants, on constate d’ailleurs une grande confusion quant à plusieurs éléments de l’enquête (nombre de victimes, produits en causex). Dès le mardi 29 mars, on note dans les différentes éditions(3), un malentendu quant au nombre de victimes, allant de quinze victimes, en passant par quarante, certains allant jusqu’à mentionner le nombre 100! Les victimes proviennent toutes de la région de Québec et concernent trois hôpitaux de la vieille capitale : Hôtel Dieu, Christ-Roi et l’Enfant-Jésus. On a même tenu à vérifier si de tels cas existaient dans d’autres régions, d’autres villes, notamment à Montréal, à Trois-Rivières et à Shawinigan, mais rien n’apparaît aussi « évident » que la situation à Québec. Peu à peu, les journalistes commencent à parler d’une bière à laquelle on avait ajouté un enzyme ou ferment soluble de nature à activer la fermentation et on spécule sur la probabilité d’un enzyme qui favoriserait une bière mousseuse - la terminologie employée est «saponace» ou bière saponacée. On ne fait pas mention du nom de la brasserie- on dit plutôt: «Des rumeurs associant la bière à certains cas de maladies cardiaques dans la région de Québec ont été portées à notre attention. À notre connaissance ces rumeurs sont sans fondement.»(4) Une rumeur parmi d’autres veut alors que la mauvaise production de bières origine de la grève des employés de la Régie des alcools du Québec, en décembre 1964. Durant la grève, les brasseurs de bières avaient fait des affaires d’or et, afin d’augmenter leur production pour satisfaire à la demande des consommateurs, ils avaient utilisé un enzyme. La rumeur voulait donc que cet enzyme, toujours présent dans la bière depuis la grève de 1964, soit à l’origine des décès. Éric Kierans, ministre provincial de la Santé de l’époque, fait alors une déclaration ministérielle durant la journée du mercredi 30 mars. Il indique, dans son discours(5), que le 19 mars dernier, un médecin de la ville de Québec (il s’agirait du Dr Yves Morin selon notre étude) avait émis la possibilité d’une relation de cause à effet entre une consommation excessive de bière et une forme particulière de myocardose. Malgré la quarantaine de cas rapportés à Québec durant les derniers six mois, dont seize sont décédés (Le Soleil , 31 mars 1966, p. 15), il semble que la cause soit la grande quantité de bières consommées depuis plusieurs années par les victimes. De plus, sans nommer la brasserie en question, le ministre de la Santé souligne que cette dernière a fait l’objet d’une inspection rigoureuse et que rien n’indique qu'il y ait eu contamination de la bière. Les différentes enquêtes vont se poursuivre: au laboratoire des aliments et drogues, à Ottawa, dans les laboratoires du ministère de la Santé, à Montréal, ainsi qu’au laboratoire de médecine légale du ministère de la Justice du Québec. Puis, coup de théâtre : la brasserie Dow de Québec suspend sa production de bière en attendant les conclusions de l’enquête menée par les autorités du gouvernement fédéral et du gouvernement provincial -enquête qui va chercher à savoir s’il existe un quelconque lien entre la bière Dow et les nombreux cas de décès survenus ces derniers temps. Cette mesure drastique est une décision volontaire de la brasserie afin de faciliter les recherches des enquêteurs et de rassurer la population. Le jeudi le 31 mars, la brasserie Dow envoie un communiqué aux médias(6) annonçant qu’elle retire du marché toutes les bières Dow produites à Québec - «les Québécois boiront la bière de Montréal jusqu’au moment où l’on aura trouvé la véritable cause de la myocardose.» Également, toutes les bières s’y trouvant seront détruites (la bière sera versée dans le fleuve, via les égoûts), de même qu’on retire les bières des restaurants, hôtels, épiceries, tavernes et établissements détenant un permis de boisson. Les consommateurs de la région desservie par la brasserie de Québec sont invités à retourner aux détaillants les produits en leur possession pour un remboursement. Dans ce même communiqué, on indique que «ces maladies doivent être attribuées à un autre facteur, ou à une combinaison de facteurs inconnus jusqu’ici» et que l’enquête menée par les deux paliers du gouvernement ainsi qu’une équipe de scientifiques pour trouver la cause de la myocardose chez les victimes «n’a révélé aucun ingrédient dans la bière, ni procédé de fabrication qui puissent être la cause de cette maladie.» L’enquête est menée par le Service des aliments et des drogues du ministère fédéral de la Santé sous la direction d’un personnel imposant: le personnel au ministère de la Santé ainsi que huit docteurs(7) dont le cardiologue Yves Morin. Quant à «l’opération retrait et vidage» de la brasserie Dow, disons qu’elle a exigé un certain temps - plus ou moins dix jours. En plus de détruire les bières accumulées dans la brasserie de Québec, il fallait récupérer celles sur le marché soit onze territoires régionaux de l’est du Québec. Aussi, puiqu’il n’existait aucun «décapsuleur» automatique, on a dû inventer un outil artisanal afin d'enlever cinq capsules à la fois. On estime la quantité de bière à la brasserie à quelque 500 000 gallons (cuves d’entreposage) et le montant total en bière à environ 2 500 000 $(8). Durant que la bière coulait dans le fleuve, chez Dow, à Québec, on a cru qu’éventuellement les choses allaient revenir à la normale, se replacer comme auparavant. Le plan pouvait se résumer aux actions suivantes: 1. Rassurer la population en retirant les produits du marché et en s’assurant de contrôler l’information dans les médias. Également, les 170 employés de l’époque de la brasserie Dow, à Québec, devront passer un examen médical général - car on s’en doute, les employés buvaient à l’occasion de la bière Dow - cet examen devait rassurer tant les employés que la population(9). 2. Remplacer les produits de Québec par ceux brassés à la brasserie de Montréal (les bouteilles porteraient de nouvelles estampilles afin d’éviter toute confusion) jusqu’à ce que les enquêteurs aient clarifié la situation. 3. Continuer à brasser à la brasserie de Québec les autres bières que la Dow - les bières Kingsbeer et Black Horse n’ont pas été retirées du marché mais, éventuellement, disparaîtront. 4. Une fois les événements terminés, la population rassurée, brasser à nouveau la Dow à la brasserie de Québec et mettre sur pied une vaste campagne publicitaire et promotionnelle. Cependant, les événements ne se sont guère déroulés à l’image de ce plan. En 1967, la brasserie Dow, qui ne possède plus qu’une infime part du marché de la bière au Québec, est achetée par la brasserie O’Keefe. Après plus d’un siècle d’existence, en 1998, la bière Dow est définitivement retirée du marché. Ce qu’on a soufflé tout bas ou omis de dire... Les événements de mars 1966 sont un bel exemple de l’impact que peut avoir une nouvelle médiatisée, peu importe qu’elle soit fondée ou non, peu importe si le travail des journalistes est bien fait. D’ailleurs, cette histoire est abordé dans les universités, en publicité, en marketing, en économiex En réalité, les événements se sont déroulés si rapidement, hors du contrôle de la brasserie Dow, qu’aujourd’hui, avec un recul, on se rend compte de l’omission de nombreux éléments qui auraient pu jouer en la faveur de la brasserie Dow. D’abord, les décès classés comme myocardites et endocardites (termes génériques pour définir l’inflammation du coeur) sont nombreux, au Québec. Par exemple, uniquement à Montréal, au cours de l’année 1964, on en comptait 536, et en 1965, le nombre de victimes se situait à 480 (La Presse, 30 mars 1966, p.1). Alors, lorsqu’on parle de 40 cas en l’espace de six mois pour toute la ville de Québec, il n’y a pas, statistiquement parlant, de quoi casser un verre! Et pourtant, bien que dans la une, cette information se retrouve perdue au milieu de quelques lignes dans l’édition du 30 mars 1966 de La Presse et aucun autre grand quotidien n’en fait part. Et puis, au moment où Dow publiait dans les tous les journaux de la province y compris Le Progrès de Coaticook, un communiqué dont les citations provenaient d'extraits des rapports du comité d’enquête officiel et qui blanchissait la brasserie, les quotidiens de Québec et de Montréal rapportaient les propos alarmants du docteur Yves Morin de l’Institut du Québec de la cardiologie. Ce médecin(10), reconnu par la suite pour ses travaux en cardiologie, vendait l’idée que les nombreux décès de cardiomyopathie étaient dus à l’utilisation du cobalt dans la bière Dow - produit utilisé dans le but de favoriser l’apparition d’un collet. Dow ne se releva jamais de ces dernières manchettes et ce malgré les rapports d'enquête qui démontraient l’absence de cause à effet entre les décès et les produits de la brasserie. Le pire dans le discours du docteur Morin, c’est qu’il ne fait aucune mention des autres brasseries de l’époque qui utilisaient à titre d’expérimentation, au même moment que Dow, le sel de cobalt - un produit qui était déjà utilisé par les brasseries américaines. Donc, on passa sous silence le fait que la brasserie Molson avec la Canadian (Montréal, marché anglophone) et que la brasserie Labatt avec la Indian Pale ale (Montréal, marché anglophone) testaient le sel de cobalt lors des événements de mars 1966. Aussi, on peut s’interroger sur la rigueur scientifique des questionnaires médicaux des victimes et qui ont servi de point de départ à l’enquête officielle du ministère de la Santé. Ce que l’on sait officiellement sur les victimes c’est qu’ils étaient de grands consommateurs de bière. Dans certains cas, on fait mention de la consommation d'une trentaine de bières par jour ou d’au moins huit litres quotidiennement (11). Se peut-il alors que derrière la chute financière de la brasserie Dow il existe une autre histoire? Ou que les malheurs de la brasserie Dow faisaient le bonheur d’autres individus du milieu des affaires et même du milieu politique? Pourquoi pas! Dans les années 1960, à l’approche de la Révolution tranquille, les gens étaient fébriles et fortement enclins au patriotisme. La brasserie Dow était située sur le site même de la première brasserie de la province: celle de Jean Talon(12). La bière Dow devenait ainsi « la » bière des francophones de la ville de Québec. Il s’avérait donc difficile, voire impossible d'ouvrir une autre brasserie la concurrence étant à toute fin près inexistante. Avec une telle main mise sur le marché, il se peut qu’à la longue la jalousie se soit installée à l’intérieur des actionnaires de Dow ou de ceux et celles qui souhaitaient davantage accroître leur part des actions. Soulignons qu'en 1952, un consortium de brasseurs regroupés sous l’appellation National Brewerie (ou Canadian Brewerie Ltd.) détient la quasi totalité du marché brassicole du Québec (il s’agit de Red Cap, Molson, Boswell, Carling, Dow, O’Keefe). C’est un dénommé H. P. Tyler qui détient les ficelles du consortium. Après la chute financière de Dow, quelques-unes de ces brasseries ont occupé la presque totalité du marché de la bière au Québec. Se pourrait-il qu’un individu ou un groupe d'individu ait eu des intérêts pécuniaires dans cette histoire? Bref, beaucoup de questions et d’hypothèses et peu de réponses. Le mystère, pour ne pas dire le mythe Dow, entoure toujours les événements qui ont mené à la chute financière d’une des plus importante brasserie à avoir vu le jour au Québec. 1. William Dow (1800-1868) est un des grands noms de l'industrie brassicole montréalaise. L'entreprise qui porte son nom sera l'une des principales productrices de bières au XIXe siècle. Le certificat de société en nom collectif, daté du 30 juillet 1849, stipule que William Dow, Andrew Dow (son fils), Johnston Thomas et [?] McLean, brasseurs et distillateurs à Montréal sont associés depuis le 1er septembre 1841 sous la raison sociale que nous connaissons. 2. TURCOTTE Claude, La Presse, 26 mars 1966, p. 1. 3. Le nombre de victimes ne peut d’ailleurs être officiel puisqu’il s’agit de cas de myocardose identifiés dans la région de Québec durant une période variable. Comme l’histoire a démontré qu’il n’existait pas de cause à effet entre la bière Dow et les victimes, ce nombre demeure incertain et varie d’un journal à l’autre, d’un rapport à l’autre. 4. Le Soleil, lundi 28 mars 1966, p. 13. 5. Le Soleil, jeudi 31 mars 1966, p. 15. 6. La Presse, jeudi 31 mars 1966, p.1. 7. Voici le nom des docteurs : Bernard Peclet (biochimiste), Jean-Marie Roussel (médecin-légiste), Clifford Chappell (toxicologue et pharmacologue), Yves Morin (cardiologue), Jean-Louis Bonenfant (pathologiste), Georges Miller (pathologiste), H. Milon et E. Nafke. 8. Selon les porte-parole de l'entreprise, il y a à ce moment 390 000 caisses de bières dans l'entrepôt de la compagnie, à Québec. À 4 $ la caisse, cette destruction représente une perte financière colossale. Certaines sources donnent d’autres montants, soit 625 000 $. Voir GAUDREAU Serge, La Presse, 31 mars 1966, p.1-2. 9. Cet examen s’est déroulé entre le 28 mars et le 2 avril 1966.à 10. Le docteur Yves Morin est reconnu comme un bâtisseur des services hospitaliers en cardiologie, puisqu'il a successivement participé au démarrage de la chirurgie cardiaque à l'Hôpital Laval, au Centre hospitalier de l'Université Laval, avant de revenir diriger le Département de cardiologie à l'Hôtel-Dieu de Québec. En 1961, il est nommé professeur à l'Université Laval. Ses travaux portent principalement sur le traitement de l'hypertension artérielle et de l'infarctus du myocarde ainsi que sur les méthodes d'évaluation hémodynamique. 11. L’art d’un bon questionnaire réside dans la formulation de la question – ce qui oriente les réponses, c’est-à-dire dans bien des cas les résultats souhaités par les enquêteurs. Comme il nous a été impossible de mettre la main sur un de ces questionnaires, nous présumons que si les questions posées auprès des proches de la victime étaient du genre « est-il ou est-elle un grand consommateur de bière? » et dans l’affirmative « quelle est la bière consommée? », on se doute bien que la seconde réponse était « la bière Dow »,.car comme dit auparavant dans cet article, la brasserie occupait 85 % du marché de la ville de Québec. N’importe quel scientifique dira ici que l’équation « Dow = décès » est faussée. Il faut plutôt associer « importante quantité de bière sur une longue période accompagnée d’une mauvaise nutrition = décès pouvant être causé par la myocardite ». Surtout, que les victimes habitaient les quartiers défavorisés de la ville de Québec (Saint-Rock, Limoilou). Également, mentionnons que lors de la rédaction de cet article, la plupart des enquêtes et rapports étaient introuvables, notamment, l’étude qui s’est déroulée à Ottawa et qui portait sur la consommation de bière (y compris la Dow brassée à Québec lors des événements) sur des couples de souris. 12. À Québec, J. K. Boswell déménage sa brasserie à l’emplacement de la Brasserie de Jean Talon. La production de la bière Boswell cesse en 1952 pour céder la place à la Brasserie Dow (1952-1968). |
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Mis à jour ( Dimanche, 31 Août 2008 23:15 )
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Deux n'importe quoi
| Mieux vaut une bière dans sa main que deux n’importe quoi d’autres. Anonyme |
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Qu'ils fassent grand profit
| Qui volontiers boit un coup, qu’on lui serve un lambick, encore mieux un jeune. La Kriekenlambick doit descendre lentement, au coeur rester accroché fermement. La kriek versée amoureusement. Déjà des yeux fait l’agrément. Qui a des calculs ou de la nervosité boive de la gueuse à satiété. À ceux qui manquent d’appétit, que de ce breuvage, ils fassent grand profit. Eugeen Van Den Broeck |
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Un présent des déesses
J’ai découvert que la bière est un présent des déesses, un baume apaisant donné à notre espèce afin d’apporter joie et réconfort en guise de compensation pour le sort d’être conscient des conditions de notre existence, la terrible constatation de notre mortalité. Alan D. Eames |
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Une pucelle après son mariage
| La tombée du jour doit être louangée; une femme après être consumée; une épée après un combat; une pucelle après son mariage; la glace après avoir fondu; la bière après être bue. Viking Edda |
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Ces robustes filles
| Les cuivres brassent avec un bruit énorme, l'air saturé d'odeurs de tabac et de bière, la foule, avec un bruit de mer, à demi saoule de bière à demi du rêve d'en boire encore connaît déjà la béatitude sur cette terre. Les serveuses empressées courent le long des rangées de tables où la foule sans relâche réclame à plein gosier "Un Bock" Leurs douze chopes contre les seins ces robustes filles abreuvent le peuple. Eugen Roth |
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Le piquant d'un bon vin mousseux
| Nos sujets, en échange de leur bon argent ont droit à recevoir une bonne bière. Elle doit pétiller et mousser et sa mousse doit avoir une durée convenable. Sa couleur va du brun au jaune clair, elle doit être limpide et transparente. La bière doit avoir le piquant d'un bon vin mousseux, elle doit garder son amertume le souvenir du houblon, laisser une impression de fraîcheur revigorante au palais et le chatouiller agréablement. Ordonnance de l'Éveque de Bamberg (1750) |
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Bière de désintoxication
Fastenbier: bière brune servant aux cures de désintoxication pendant le carême en Bavière. |
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Que l'échantillon ne soit pas trop petit
| Donnez-moi un verre et je chanterai votre éloge. Mais que l'échantillon ne soit pas trop petit. Pour porter un jugement, il m'en faut une bonne lampée. Goethe |
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Le diable lui-même
| Chez nous, Teutons, les verres à boire ne sont jamais assez grands ni de forme assez saugrenue: nous levons pour trinquer à la santé les uns des autres, des singes et des curés, des moines et des religieuses, des ours, des chouettes et des hiboux et le diable lui-même. Chroniqueur anonyme allemand, 1589 |
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Athmosphère de joie pure
| ... Journalistes, peintres, musiciens, marins, ex-communistes, prêtres et bonnes soeurs, athlètees, agents de change, politiciens et chanteurs... Buvant des litres de bière... Au milieu des rires et du bruit, dans une athmosphère de joie pure. Pete Hamill |
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Véritable pays
| Il n’est pas de véritable pays sans au moins une marque de bière et une compagnie aérienne - cela aide s’il y a une équipe de football, ou des armes nucléaires, mais il faut au moins une bière. Frank Zappa. |
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L'écume dans les coins
| J’aimais le goût de la bière, sa mousse blanche, vivante, ses profondeurs cuivrées, le monde qui surgissait soudaint à travers les parois brunes et humides du verre... L’écume dans les coins. Dylan Thomas. |
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Vitamines de croissance
| La bière ne saurait être englobée dans le même ostracisme qui frappe les boissons alcoolisées vis-à-vis les enfants. Il est clair que l’enfant continue à avoir besoin de vitamines tant que sa croissance continue et que la bière est l’un des aliments qui peuvent lui en procurer. P. Petit, École de brasserie de Nancy , 1954 |
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Le déchaînement du Tigre et de l'Euphrate
La cuve de fermentation, qui fait un bruit plaisant, doit être située comme elle se doit de l’être au-dessus de la grande cuve de collection. Ninkasi, vous êtes celle qui soutire la bière filtrée, tel le déchaînement du Tigre et de l’Euphrate. Proverbe sumérien |
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La sagesse
Lorsque la bière est dans l’homme, est-ce que la sagesse est dans la bouteille ?
Vieux proverbe hollandais
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Les guerriers les plus braves
Lorsqu’ils ne vont pas à la guerre, ils consacrent la majorité de leur temps libre à ne rien faire, seulement manger, boire et dormir... Et c’est remarquablement les guerriers les plus braves qui ne font rien sauf être étendus sur une peau. Dès qu’ils s’éveillent,... plus tard dans la journée, ils prennent un bain... mangent... puis jour et nuit, sans interruption, boivent.Leur boisson est une liqueur préparée d’orge et de blé ayant fermenté. Tacitus, historien romain, 98 av. J.-C., parlant des peuples germains. |
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L'homme vain
| La tête d'un pauvre buveur tourne après deux coupes; un homme vain perd son équilibre avec une petite flatterie. Proverbe chinois |
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Jetter l'écume
Osmotar médite, pense : que faut-il faire, que faut-il préparer afin que la bière bouillonne (fermente) et jette de l’écume. Poème finnois |
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Le noble jus de l'orge
Vous trouverez en buvant le noble jus de l’orge, l’esprit du vin et la force du pain. Inscription sur les armes de Brême, ville hanséatique |
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Rappelé par Dieu
Son abode (corps) terrien était déchiré et brisé par la bière. Son Ka (esprit) s’est échappé avant d’être rappelé par dieu.
Première description écrite d’une mort par alcoolisme, Égypte 2 800 av. J.-C. |
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Une voix de rêve
Je vous écris de l’Hôtel du Commerce, à Stenay... Je suis dans un brouillard de pipes... Il n’y a d’humain ici qu’un souillon qui dit : « Voilà, M’sieur !... Un bock, M’sieur ?... d’une voix de rêve, comme si elle avait dans la gorge une petite source. Georges Bernardos, juin 1924 |
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La Saint-Michel
| Houblon, ne reste pas au ciel après la saint Michel (29 septembre) fin de la récolte du houblon |
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Ce bon vieux Tartarin de Tarascon
| Apéritive, la bière de l’été agrémente les palais curieux d’arômes de melon que n’aurait pas renié ce bon vieux Tartarin de Tarascon. Con! JeanClaude Colin |
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Une gaine sans culotte
| La bière sans alcool, une gaine sans culottes, des bas Supp’Hose et pas de commentaires. Gérard Wathelet |
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Son esprit se délia
| Il but de la bière; il en but par sept fois, son esprit se délia, il s’exclama à voix haute; son corps fut rempli de bien-être et son visage s’illumina. Épopée de Gilgamesh |
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Le bourgmestre est prince
| En chaque enclos l’été, l’hiver sous chaque toit où la province s’attable au jour et boit, le bourgmestre est prince mais le brasseur est roi. Emile Verhaeren |
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Le rire de l'Homme
| Le rire est à l’Homme ce que la bière est à la pression Pierre Dac |
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Si le vin est élitiste
Si le vin est élitiste, la bière est conviviale et l’eau... Porte les bateaux Gaston Marinx |
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Des amis que nous n'avions pas encore rencontrés
Ici, il n’y a pas d’étrangers, il y a seulement des amis que nous n’avions pas encore rencontrés slogan des pubs à Dublin. |
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Les ruses des femmes
| Contre la bière et le tabac, les ruses des femmes échouent Goethe |
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Le côté terrible de la vie
Comme le chant, la bière libère des tensions et rend l’âme libre... le côté terrible de la vie disparaît et les pensées prennent une autre direction. Docteur Gritzka, Allemagne, 1928. |
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Qui suis-je pour avoir le meilleur de toutes choses
L’eau pure est le meilleur présent qu’un homme peut donner à un autre homme. Mais qui suis-je pour avoir le meilleur de toutes choses ? Laissons les princes se réjouir aux pompes, Laissons nos pairs libérer les étangs, ... la bière est suffisante pour moi. Lord Charles Neaves |
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Les bêtises dites
Il en est de la bière bue comme des bêtises dites, cela ne fait aucun effetsur le papier. Toepffer |
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L'empereur sur son trône
En hiver brassez de la bonne bière, ne brassez pas l’été. En mon empire je veux, à satiété, de la bière de qualité, Brassez de la bonne bière, car par mon impériale couronne, Une bonne bière, cela plaît à l’empereur sur son trône ! Charlemagne |
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Là où les prêtres vont boire
| La meilleure bière se retrouve là où les prêtres vont boire. Anonyme, XVIe siècle |
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Le développement de la foi
| C’est en sa qualité “ d’attrape-pèlerin ” que la bière s’est mise à intéresser les moines. La bière, boisson nourrissante et revigorante, était idéale pour le repos des fidèles. Sa qualité et son originalité assuraient à l’abbaye un renom favorable à sa mission première : le développement de la foi. Berger et Duboë-Laurence, 1985 |
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Allongés le visage vers le ciel
Ceux qui ont bu de la bière... tombent sur leur dos... mais ceux qui boivent d’autres boissons intoxiquantes tombent sur toutes les parties de leur corps... C’est seulement ceux qui s’enivrent de la bière qui tombent sur leur dos et qui sont allongés le visage vers le ciel. Aristote |
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Le courage de combattre
Il faut absolument assécher leur source de bière. Quand ils n’auront plus de Gosebier, ils se rendront, car ils auront alors perdu tout courage de combattre. Jean Opiss, colonel de Görlitz lors du siège de Harzburg en 1073 |
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Sortir de ses gonds
| Ce n'est pas facile de faire sortir de ses gonds celui qui boit une bière en fumant un cigare. Bismarck |
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L'endroit où il boit
| L'Arabe a mille expressions pour désigner son épée, le Francais pour l'amour, l'Anglas pour la pendaison, l'Allemand pour la boisson et le Munichois rien que pour les endroits où il boit. Henri Heine |
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Un mets de roi
| Une pinte de bière est un mets de roi. William Shakespeare |
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La bière de Köstritzer
| Il ne mange pas, mais heureusement qu’il a de la bière de Köstritzer. Un ami de Goethe, parlant de ce dernier lorsqu’il fut hospitalisé à Köstritz |
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On la sirote avec déférence
| Une bière d’abbaye ne se boit pas, elle se déguste. On ne s’en désaltère pas avec nonchalance, on la sirote avec déférence. Elle inspire le respect au consommateur éclairé, car il est conscient que son verre ne contient pas seulement un délicieux breuvage, mais aussi le fruit d’un mythe séculaire. Marie-Anne Wilseens |
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Diplomatie directe et nuancée
Son comportement rejoint chaque jour le social par quelque côté. Il y acquiert à la longue une souplesse, une intelligence que devraient lui envier les politiciens professionnels. Sa diplomatie est à la fois directe et nuancée; l’homme d’action très positif se mue à l’occasion en poète. En bref, le vrai brasseur garde, en tous lieux et en toutes circonstances, un sens de l’humain très poussé. C’est pourquoi il demeure un oiseau rare, de plus en plus rare. Sylva Rosier |
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Notre Bière
| De notre baril qui est en fût, Que notre bière soit soutirée. Qu’elle soit dans tous les restaurants et pubs, Et pardonnez notre soif comme nous pardonnons aux serveurs, Ne nous conduisez pas au poste de police, Mais délivrez-nous de tous ces abstinents buveurs d’eau. Trouvé sur le mur des toilettes de travailleurs dans une brasserie slovaque |
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Aucune excuse
| Comme le bon vin ne nécessite pas d’être signé de la vigne, la bière ne requiert aucune excuse. On devrait la boire parce qu’elle est plaisante à boire et non pas parce qu’elle contient tant de calories ou parce qu’elle est bonne ou mauvaise pour vous. Anonyme, 1934 |
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Quand bouillerons-nous ensemble?
| Le houblon murmure dans l’arbre, l’eau frémit dans le fleuve, l’orge s’agite dans les champs : quand serons-nous réunis, quand bouillerons-nous ensemble ? Poème finnois, VIIIe siècle |
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La fidélité
La fidélité apporte la bière et le pain L’infidélité la peur et le besoin. Proverbe allemand du XVIe siècle |
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Sur la poitrine de la serveuse
| Sur la poitrine de la serveuse était tatoué le prix des ales. Et sur son derrière,pour la compassion des aveugles, la même information était gravée en braille. Anonyme |
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Les rongeurs qui boivent de la bière
Nous ne savons pas pourquoi les rongeurs qui boivent de la bière développent moins de tumeurs. Des études de suivis devront être exécutées. D. Richard Nelson, Université d’Illinois, 1986 |
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Nos coeurs exultent
| Nous apaisons Votre Majesté quotidiennement par l’offrande de bière. Votre cœur se réjouit lorsque vous entendez notre chanson. Nos cœurs exultent du regard de Votre Majesté. Vous êtes la reine de la couronne, la reine de la danse, la reine de l’ivresse sans fin. Ode à Hator |
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Sa fièvre et son courage
| La bière et ses tonneaux étaient les larges puits Où l’on trempait gaiement sa fièvre et son courage Où l'on noyait dûment sa honte et ses ennuis. Épinal |
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Un rayon de soleil arriéré
| Du jambon rose et blanc parfumé d'une gousse d'ail m'emplit la chope immense avec sa mousse que dorait un rayon de soleil arriéré. Rimbaud |
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Dans les veines serpente
| La bière qui me plaît n’a point un goût acide. Sa liqueur offre à l’oeil une clarté limpide. Faite de grains bien mûrs, meilleure en vieillissant. Elle épaissit l’humeur, dans les veines serpente, en longs ruisseaux de sang, nourrit la chair, augmente la force. Traité d’hygiène du XIIIe siècle |
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Les chambres de mon cerveau
| Rempli d’un mélange de crème et d’ambre, je vais l’égoutter encore. De telles visions hilarantes escaladent mon imagination , au travers des chambres de mon cerveau. Pensées les plus étranges - fantaisies les plus bizarres, naissent et s’évanouissent : Quelles préoccupations aie-je alors que le temps file? Je bois de l’ale aujourd’hui. Edgar Allan Poe |
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Tractus intestinal
| Il n’est pas connu que chacun de nous produit, chaque jour, dans le tractus intestinal, une petite quantité d’alcool, soit l’équivalent d’une à deux bouteilles de bière, cela réparti sur les 24 heures. On ne sait virtuellement rien de l’effet diététique résultant de la production de cet alcool endogène. Toutefois cela prouve que l’enzyme métabolisante principale, la déshydrogénase de l’alcool, produite en majeure partie dans le foie, est continuellement active. D. Lester, 1983 |
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La chambre barricadée
Si la maison où nous n’écrivons jamais, et les promesses que nous ne gardons jamais, et toutes nos connaissances les plus distantes et les plus chères, au travers la chambre barricadée, nos ronflements viennent briser notre sommeil, pouvez-nous nous blâmer si nous nous imbibons de bière ? Rudyard Kipling |
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L'afflux d'étrangers intelligents et sensibles
| Munich est la seule ville d'Allemagne où des artistes puissent vivre. Il est vrai que les autochtones sont complètement abrutis par la bière mais l'afflux d'étrangers intelligents et sensibles est si grand qu'ils forment comme un îlot de population où la vie est plus libre et plus gaie que partout ailleurs. Theodor Fontane |
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Pour ma modeste part
| Pour ma modeste part, tous les jours, je bois ma petite bière blonde au souper, un demi-litre à peine et mon humeur est toute changée. Je me calme, je me détends, je me laisse aller dans mon fauteuil et je me dis: "encore une de tirée!" et "Ah, que je me sens bien ce soir!" Thomas Mann |
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Comme les oies et les canards
| L'art de faire de la bière est un don des dieux. Aux temps où personne ne savait encore à quoi on pourrait bien employer l'orge, Dynoisos apprit aux hommes des régions où la vigne ne poussait pas à faire de la bière afin qu'ils ne soient pas contraints de boire de l'eau comme oies et canards. Christoff Weige, 1698. |
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L'homme respectueux
| Tout homme respectueux de lui-même devrait se saoûler, telle était la coutume du pays en toute occasion. Marc Twain |
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Les lèches-bottes
| J’ai décidé d’arrêter de boire avec des lèches-bottes. J’ai décidé de ne boire qu’avec des amis. J’ai perdu 15 kilos. Ernest Hemingway |
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L'homme qui boit de l'eau
| Je redoute l’homme qui boit de l’eau et se souvient de ce que les autres ont dit la veille au soir. Proverbe de la Grèce ancienne |
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Le mucilage de la bière
| Le mucilage qu’elle contient (la bière) est adoucissant, homogène, agréable, coulant; il contient une humidité suffisante, il apaise la soif, il facilite les évacuations, il n’a rien d’astringent, il ne cause aucun trouble fâcheux dans la digestion, il ne gonfle pas dans l’estomac. Hippocrate |
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L'éloge des petits cônes légers
| J’aimerais pincer mon luth en l’honneur du houblon, chanter l’éloge des petis cônes légers, des grappes amères qui amassent sous leurs écailles les fragrances de l’été et qui les exhalent ensuite dans la bière. Le malt est la moelle de la bière, le houblon en est l’âme. Curt Maronde |
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L'air bonasse et naturel
| La bière n’a de vertu que celle de donner à ses victimes l’air bonasse et naturel de l’idiot et moins de frénésie démoniaque du fou. Lyman Beecher |
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Serait passible envers le roi
| Nul cervoisier ne peut ni doit faire de cervoise qu’avec de l’eau et du grain, soit orge méteil ou dragie; si pour l’efforcier, il y mettait autre chose, soit des baies, piment ou poix de résine et quiconque y mettrait quelque-unes de ces choses, serait passible envers le Roi d’une amende de vingt sous de Paris, chaque fois qu’il serait pris, et les brassins qui auraient été faits avec de telles choses seraient détruits. Premiers statuts des cervoisiers de Paris |
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La sécurité
Lorsqu’il rêve de bière sucrée, il sera heureux, Lorsqu’il rêve de pain de bière, il vivra longtemps, Lorsqu’il rêve d’un cellier de bière, il aura la sécurité. La signification des rêves, 1300 av. J.-C. |
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Le coffre de la voiture
Nous avons ouvert le coffre de la voiture et décapsulé une pinte de Brown ale. Nous nous sommes assis et avons pleinement apprécié cette bouteille de bière, puis une autre. La température ne s’est toutefois pas améliorée, mais nous nous sentions mieux face à elle. Charlie Papazian |
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Votre moralisation ou votre charité
| Gardez vos librairies, gardez vos institutions pénales, gardez vos asiles pour fous... donnez-moi de la bière. Vous pensez que l’homme a besoin de lois, il a besoin de bière. Il n’a pas besoin de votre moralisation ou de votre charité. L’âme des hommes a été nourrie avec de l’indigeste, mais l’âme peut faire usage de bière. Henry Miller |
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ç'eût été meilleur
| Que la bénédiction du grand saint Arnould soit sur nous. Lui qui savait que son Maître avait changé l’eau en vin, Savait aussi que si ç’avait été de la bière, ç’eût été meilleur. Qu’il nous donne soif et resoif, Nous garde heureuse et heureux, Et longue vie à son ordre béni. Jean Rochon, o.m.i. bénédiction de l’Ordre de Saint-Arnould, Québec |
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L'amour de tous les amours
| L’amour merveilleux d’une jolie pucelle... L’amour d’un homme véritablement dévoué, L’amour inconditionel d’un enfant Ont tous existé depuis la nuit des temps. Mais le plus grand amour - l’amour de tous les amours, Plus grand que celui d’une mère... Est le tendre, passionné, immortel amour, d’un vase de bière bu pour un autre. Anonyme |
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Oh mon âme!
Et qu’est ce torrent brun dense, Qu’une mousse couronne également, Un peu moins blanc que la neige, plus blanc que le mortier ? Oh, mon âme, serait-ce du porter ? The Dejeune |
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La pensée chinoise
La bière, pour les Chinois d’alors (IIe millénaire av. J.-C.), recèle deux principes : l’élément liquide, qui descend, et l’élément spiritueux, qui monte; autrement dit l’eau et le feu, qui comptent, avec le bois, le métal et la terre, parmi les cinq éléments de la pensée chinoise. Berger et Duboë-Laurence, 1985 |
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La Pologne était ivre
| Quand Auguste buvait, la Pologne était ivre. Voltaire |
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Résonances profondes
| La bière. De l’airain en fusion. Aliment et breuvage. Qui vous fait vibrer de résonances profondes, comme un carillon. Vous vous sentez à la fête jusqu’à la pointe des orteils... Félix Timmermans |
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Prière du matin
| Mon dieu, donnez-nous la santé pour longtemps, De l’amour de temps en temps, Du travail pas trop souvent, Et de la bière tout le temps. Amen |
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Un pot de chambre
| Pour moi, n'en déplaise à sa bière, Je ne puis estimer ses eaux Ni prendre pour une rivière Un pot de chambre de pourceaux. Colleret |
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Secret des moines
La clarification dite ” secret des moines “ qui, autrefois, intervenait pendant la fermentation en tonneau, consistait à faire décanter les impuretés contenues dans la bière. Pour cela, on introduisait dans le tonneau une solution, composée de peaux de raies séchées dissoutes dans de l’acide tartrique. Fontaine - Perrier (1996) |
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Nos victuailles étant presque épuisées
| Nous ne pouvions pas poursuivre nos recherches (afin de trouver un endroit pour accoster le bateau), nos victuailles étant presque épuisées, particulièrement notre bière. Livre de bord du Mayflower, bateau qui amena les premiers colons Anglais en Amérique du Nord |
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Fidèle composition
Et afin que les bières soyent toujours d’une bonne et fidèle composition, nous ordonnons qu’elles soyent faites de bons grains et houblons, sans les pouvoir mixtionner d’aucuns autres ingrédients, herbes et autres substances illicites, souvent vénimeuses et dommageables au corps humain, excitantes à boire et à l’ivrognerie, d’où proviennent des querelles, blasphèmes et autres malheurs... Charte de la corporation des brasseurs de Namur, 1688 |
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Comme la Joconde
| Quand on parle de bière, on se ridiculiserait en prétendant lui faire sa publicité. Comme la Joconde, la bière est au-dessus de cela. Le nombre infini de ses adeptes suffit à la mettre en évidence et à prouver sa valeur, son agréement et son charme. Louise de Vilmorin |
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Ronde festive et sensuelle
| Hirondelles des brasseurs, les bières de mars annoncent le printemps. Les bières de Pâques suivent, pondues par des nains de brassins scnadinaves jaillis comme diablotins de la boîte à malice d’un père Noël en retard de livraison. Les bières de mai prennent le relais qui saluent Maries et amis en une ronde festive et sensuelle que même le houblon ne peut enrayer. Jean-Claude Colin |
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Femmes brasseurs
| Femmes de l’origine, femmes de l’ombre et femmes de lumière, femmes de légende... Déesses, servantes et prêtresses, femmes fécondes, fertiles. Maîtresses des cycles de la vie, femmes brasseurs, détentrices des secrets de l’orge et du houblon. Femmes de tumulte, femmes de passion et, depuis l’antiquité, Festives, vivantes, inventives. Femmes d’aujord’hui, irrésistibles et apaisées, enfin réconciliées Brasseurs de France |
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Elle pousse le sot
| La bière est l’amie du sage, l’ennemie de l’ivrogne. Elle est amère et utile Comme le conseil d’un philosophe. Elle est permise aux gens d’esprit, interdite aux imbéciles. Elle pousse le sot vers les ténèbres et guide le sage vers Dieu. Ronny Couteure |
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Oublier ses soucis
| Lorsque devant un bon verre de bière tout joyeux nous sommes assis, Au lendemain nous ne pensons plus guère, Et nous oublions nos soucis Ch. Berdelle |
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Jusqu'à ce que nos corps s'assèchent
| «Vous les docteurs qui avez effectué plus d’exécutions avec des poudres, des potions et des pilules; Que des bourreaux par pendaison, ou les soldats avec des fusils; Que la misère par la famine; ou des avocats avec des tuyaux; Pour nous tuer le plus rapidement, vous nous interdisez la boisson de malt; Jusqu’à ce que nos corps s’assèchent et nos visages pâlissent; Mais n’ayez aucune crainte, ce qui réconforte, et guérit toutes les maladies Est une bonne dose d’ale réconfortante. Gemthrope |
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La consommation de café
Il est révoltant de constater combien la consommation de café augmente parmi mes sujets. On devrait, autant que possible, mettre un terme à une telle manie. Mon peuple doit boire de la bière. Sa Majesté a été élevée à la bière, tout comme ses ancêtres, ses officiers et ses soldats. Frédéric II, dit le Grand, 1777 |
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La fraîcheur du teint
L’écume de ces boissons (la mousse de bière) est un cosmétique que les femmes emploient pour entretenir la fraîcheur du teint. Pline, parlant des femmes égyptiennes |
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Les lèvres ouvertes
| Je l’ai embrassé les lèvres ouvertes et je suis ivre sans boire de bière. Le chant de Harper, ancienne Égypte |
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Sécrétion lactée
Cérès, nourrissant le genre humain vint à ne plus avoir de lait et Esculape lui prescrivit une boisson à base d’orge germée; cet agréable traitement lui procura une sécrétion lactée abondante et c’est depuis ce temps-là que les nourrices vident tant de canettes pour le plus grand bien de nos bébés. Article satirique alsacien du XIXe siècle |
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Les chevaux
| Lorsque j’ai conduit des sessions d’évaluation de bière l’année dernière, j’ai écrit que les bières américaines goûtaient comme si elles avaient été brassées dans un cheval. Cela a offusqué plusieurs personnes de l’industrie de la bière aux États-Unis, ainsi que des compatriotes qui pensaient que j’étais subversif dans mon jugement des bières étrangères. Je dois maintenant m’excuser. Je viens de lire une étude peu connue sur les bières américaines. Alors je dois m’excuser auprès des chevaux. Au moins avec les chevaux, nous savons ce que nous obtenons. Mike Royko |
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Conquérir le monde
Donnez-moi une épouse qui aime vraiment la bière, et je vais conquérir le monde. Kaiser Wilhelm II |
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Renoncer à l'orge
| Nous pourrions bien renoncer à l’orge et boire de l’eau au lieu de la bière, mais si les jeunes gens n’avaient pas de bière, il ne leur resterait plus aucune joie. Martin Luther, 1521 |
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Influence salutaire
Aux deux niveaux, de l’esprit et du corps, la bière exerce une influence salutaire. Elle civilise et sustente; elle nourrit et rafraîchit; elle apaise et rend joyeux. En matière d’effets, aucune autre boisson ne peut être comparée à elle dans l’humanité et la fraternité. Elle ajuste la machine humaine à sa condition de travail optimum. Anonyme |
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Il vaut mieux...
| Il vaut mieux mettre la bière dans son corps que son corps dans la bière, proverbe alsacien |
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d'après qu'en ce monde...
| Le dernier jour verra chaque brasseur classé, d’après ce qu’en ce monde, il nous aura brassé. Martin Luther |
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un sens de l'humain très poussé
| Son comportement rejoint chaque jour le social par quelque côté. Il y acquiert à la longue une souplesse, une intelligence que devraient lui envier les politiciens professionnels. Sa diplomatie est à la fois directe et nuancée; l’homme d’action très positif se mue à l’occasion en poète. En bref, le vrai brasseur garde, en tous lieux et en toutes circonstances, un sens de l’humain très poussé. C’est pourquoi il demeure un oiseau rare, de plus en plus rare. Sylva Rosier |
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mettre un terme à une telle manie
| Il est révoltant de constater combien la consommation de café augmente parmi mes sujets. On devrait, autant que possible, mettre un terme à une telle manie. Mon peuple doit boire de la bière. Sa Majesté a été élevée à la bière, tout comme ses ancêtres et ses soldats. Frédéric II |
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qu'on lui serve un lambic
| Qui volontiers boit un coup, qu’on lui serve un lambic, encore mieux un jeune. Kriekenlambic doit descendre lentement au cœur de rester accroché fermement. La kriek versée amoureusement, déjà des yeux fait l’agrément. Qui a des calculs ou de la nervosité boive de la gueuze à satiété. À ceux qui manquent d’appétit, que de ce breuvage, ils fassent grand profit. Eugeen Van Den Broeck |
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navrant
| Aucun animal n’a jamais rien inventé d’aussi navrant que d’être saoul, ni rien de si épatant que de boire. Keith Chesterton |
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il ne mérite pas d'être un Anglais
| Il ne mérite pas d’être un Anglais celui qui parle contre l’ale, la bonne ale. George Borrow |
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le mal de l'amour
| La consommation de bière ne fait pas la moitié du mal que l’amour. Proverbe ancien |
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lèvres belles et bouches rondes
| Pintes brunes et pintes blondes, Comme les filles du pays, Lèvres belles et bouches rondes, Autour des bocks superbement remplis. Émile Verhaeren |
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des étrangers?
| Ici, il n’y a pas d’étrangers, il y a seulement des amis que nous n’avions pas encore rencontrés. Slogan vu dans des pubs à Dublin |
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au milieu des rires et du bruit
| Journalistes, peintres, musiciens, marins, ex-communistes, prêtres et bonnes sœurs, athlètes, agents de change, politiciens et chanteurs... buvant des litres de bière... au milieu des rires et du bruit, dans une atmosphère de joie pure. Pete Hamill |
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pourquoi boire?
| Je bois seulement pour rendre les autres intéressants. Don Marquis |
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le verre solitaire
| Dédié à tous ceux qui, aimant la bière, n’ont de ce fait, jamais eu le verre solitaire. Marcel Gocar |
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l'amitié
| L’amitié créée par la bière ne dure, comme la bière, qu’une nuit. Proverbe allemand |
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soigner son corps
| Il faut soigner le corps pour que l’âme s’y plaise. Saint François de Sales |
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sa bouillie de gruau
| Si le Danois perdait sa bouillie de gruau, le Français son vin, le Suisse sa soupe et l’Allemand sa bière, ils seraient perdus tous les quatre. Vieux dicton allemand |
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son docteur
| Un alcoolique est quelqu’un qui boit plus que son docteur. Richard Burton |
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la crapote
| Qui a bu boira, dans sa peau mourra la crapotte. Proverbe québécois |
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après un petit whisky
| Un apéritif agréable, mais aussi un excellent alcool à boire après un petit whisky, ou encore une boisson idéale pour accompagner un souper fin, c’est cela une bière. M.F.K. Fisher |
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la stout assouplissante
| C’est la fatigue et puis la fumée et la stout qui est assouplissante. Céline |
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arrêter de boire
| C’est dur d’arrêter de boire ? Non, ce qui est dur, c’est de ne vivre que de bouffe et d’eau. Jacques Dutronc |
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les jours sans argent
| La bière nous porte mieux au travers des jours sans argent que l’argent ne nous porte au travers des jours sans bière. Anonyme |
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bière d'automne
| La bière d’automne allume les visages mordorés comme une brassée de larmes tombée d’arbres frappés de nostalgie. Jean-Claude Colin |
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les Bajuvares
| Les anciens ne connaissaient que quatre éléments : la terre, l’eau, le feu et l’air, alors que les Bajuvares (ancien peuple bavarois) en connaissaient déjà un cinquième : la bière ! Tradition orale de l’Empire romain |
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les endroits où il boit
| L’Arabe a mille expressions pour désigner son épée, le Français pour l’amour, l’Anglais pour la pendaison, l’Allemand pour la boisson et le Munichois rien que pour les endroits où il boit. Henri Heine |
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le pauvre homme solitaire
| Ah ! Plaignez, plaignez le pauvre homme solitaire, qui n’a jamais reçu le baiser de la bière. Vieux poème français |
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dans le carnet de Darwin
| Brehm croit que les autochtones de l’Afrique du Nord attrapent les babouins sauvages en leur présentant des vases remplis de bière forte afin de les enivrer. Le matin suivant, les babouins étaient vraiment de travers et tristes; ils se tenaient la tête à deux mains, et offraient une expression pitoyable : lorsque de la bière leur fut présentée, ils se sont retournés avec dégoût. Charles Darwin |
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l'amour d'une belle pucelle
| Le magnifique amour d’une belle pucelle... L’amour d’un véritable homme, l’amour inconditionnel d’un nourrisson, ont tous existé depuis la nuit des temps. Mais le plus grand amour – l’amour de tous les amours, pus grand que celui d’une mère… est le tendre, passionnel, immortel amour, de fanatiques de bières l’un à l’égard de l’autre. Anonyme |
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faire fleurir vos visages
| C’est que la bière vous rend sages et gais, c’est-à-dire indulgents. Elle fait fleurir vos visages, C’est la boisson des bonnes gens. Dans ce banquet où prennent place des confrères d’un peu partout, Elle vous sert de mot de passe; on vous demande : en brassez-vous ? Eh bien alors, embrassons-nous. M. Duclaux |
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inspiration à la danse
| Ne me parlez pas des spiritueux d’Espagne ou de France. Ils peuvent se rendre dans vos talons et vous inspirer à la danse. Mais l’ale de Burton, si elle est bien douce et à point, ne se rendra jamais à votre tête pour vous inciter à vous battre. Anonyme, XIXe s. |
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Un alcoolique c'est...
| Un alcoolique est une personne que vous n’aimez pas mais qui boit autant que vous. Dylan Thomas |
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célébrer les bons jours
| Ne cessez pas de boire de la bière, de manger, de vous enivrer, de faire l’amour et de célébrer les bons jours. Proverbe égyptien |
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de bière et de sexe
| Les hommes qui fréquentent les tavernes, les coqs et les piliers, ils parlent beaucoup de bière et de sexe. J’ai toutefois observé qu’en dépit de toutes leurs vantardises, qu’entre la bière et les femmes, ils consomment plus de bière que d’autres choses. Anonyme |
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en guise de snack
| Un jour viendra où nous serons en mesure de nous servir une bonne bouteille de bière et puis, en guise de snack, manger la bouteille elle-même ! Dr Ole Sandven |
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les spectres nocturnes
| Oh être ailleurs, être chez soi ! Voilà les spectres nocturnes qui arrivent, les voilà, les horribles sœurs. Elles errent, elles nous trouvent, elles boivent la bière que nous avons eu tant de mal à emmener jusqu’ici et ne nous laissent que cruches vides. Goethe |
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au fil des siècles
| Les siècles passent, ma soif de bière demeure ! Proverbe bavarois |
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la soif du moment
| Moi, pauvre pêcheur, faute de boire pour la soif du moment, je bois pour la soif à venir. Raymond Buren |
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Donnez-moi de la bière
| Gardez vos librairies, gardez vos institutions pénales, gardez vos asiles pour fous... donnez-moi de la bière. Vous pensez que l’homme a besoin de lois, il a besoin de bière. Il n’a pas besoin de votre moralisation ou de votre charité. L’âme des hommes a été nourrie avec de l’indigeste, mais l’âme peut faire usage de bière. Henry Miller |
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Les enfants des alcoolliques
| Le fils d’un alcoolique tend à en devenir un; La fille d’un alcoolique tend à en marier un. Anonyme |
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Plus tu les arroses...
| L’alcoolisme, c’est comme les plantes, plus tu les arroses, plus elles poussent. Simon Gignac |
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L'or philosophal des alchimistes
| Nous pouvons symboliquement et dans une certaine mesure comparer l’or philosophal des alchimistes et la bière. Issu de la matière imparfaite et putrescible, purifié par l’eau et le feu, fécondé par l’Esprit, le grain renaît sous une forme « parfaite », immortelle. Bertrand Hell |
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À l'aide
| Si là rien ne peut aider, alors la bière et le pain pourront aider. Proverbe allemand |
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Adam et Ève
| Si Adam avait su le premier de la bière brasser, Jamais Ève n’aurait pu avec du jus de pomme le tenter. Marcel Gocar |
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Rien d'autre
| Celui qui achète une terre achète beaucoup de pierres, Celui qui achète de la viande achète beaucoup d’os, Celui qui achète des œufs achète beaucoup de coquilles, Mais celui qui achète une bonne ale n’achète rien d’autre. Chanson anglaise médiévale |
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Noyer sa mémoire
| Trop boire noie la mémoire. Proverbe français |
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Un verre de trop
| Pour savoir qu’un verre était de trop, encore faut-il l’avoir bu. Georges Courteline |
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Trois, c'est pas assez
| Un verre est suffisant, deux verres c’est trop, et trois, pas assez. Proverbe espagnol |
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Altérance
| À force de boire, je me suis altéré. Maurice Roche |
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cacher des choses
| Un homme qui ne boit que de l’eau cache quelque chose à ses semblables. Charles Baudelaire |
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la sobriété
| Le problème avec plusieurs personnes est que lorsqu’elles ne sont pas ivres, elles deviennent sobres ! William Butler Yeats |
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quelques consommations en retard
| Le problème avec les gens c’est que la majorité sont quelques consommations en retard. Humphrey Bogart |
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le pire des alcooliques
| L’abstinent est le pire des alcooliques. E.F. Benson |
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les buveurs d'eau
| Je redoute l’homme qui boit de l’eau et se souvient de ce que les autres ont dit la veille au soir. Proverbe de la Grèce ancienne |
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penser comme sa mère
| Je ne bois pas d’alcool parce que cela m’incite à me comporter comme mon père et à penser comme ma mère. Anonyme |
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les personnes qui ne boivent pas
| J’ai de la pitié pour les personnes qui ne boivent pas. Lorsqu’elles se lèvent le matin, elles sont déjà dans le meilleur état qu’elles seront pendant toute la journée. Dean Martin |
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apôtres de l’abstinence
| Il était une fois un homme qui a appris à se mêler de ses propres affaires. Il est allé au ciel. J’espère que les apôtres de l’abstinence vont s’en souvenir. T.W.H. Crosland |
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Abstinents
| Abstinent : personne faible qui cède à la tentation de se refuser un plaisir… Ambrose Bierce |
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Attrape-pèlerin
| C’est en sa qualité « d’attrape-pèlerin » que la bière s’est mise à intéresser les moines. La bière, boisson nourrissante et revigorante, était idéale pour le repos des fidèles. Sa qualité et son originalité assuraient à l’abbaye un renom favorable à sa mission première : le développement de la foi. Berger et Duboë-Laurence |
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Boire de la bière
| Boire de la bière n’était pas une faute en soi; tout dépendait du lieu où on la buvait et on peut dire que l’abbaye était de loin le lieu le plus sûr. Anne-Marie Wilseens |
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Baiser de bière
Certains historiens de la bière se voulant physiologistes et évolutionnistes ont fondé le système nutritif de l'enfant à partir d'une sorte de bière : le grain d'orge mâché par la mère, mêlé de salive, très légèrement fermenté et passé de bouche à bouche, de mère à enfant... au temps jadis. Du plus profond des âges, au niveau instinctuel, c'est le tout premier baiser de l'humanité. Baiser de bière! Gaston Marinx |
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Déguster
En matière de goût, il est impossible de parvenir à une précision définitive.Aussi, le dégustateur qui analyse une bière,procède par approximations en se servant d’un vocabulaire curieusement étranger à son sujet.De ces approximations, parfois brillantes et imagées, comme une improvisation poétique, le profane ne retient que le souvenir d’une élégante jonglerie verbale autour d’un verre.Mais il s’agit en fait d’un encerclement progressif et sincère, pour serrer de près l’insaisissable vérité. Joris Van Gheluwe |
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L'âme des hommes
Gardez vos libraires, gardez vos institutions pénales, gardez vos asiles pour fous... donnez-moi de la bière. Vous pensez que l'homme a besoin de lois, il a besoin de bière. Il n'a pas besoin de votre moralisation ou de votre charité. L'âme des hommes a été nourrie avec de l'indigeste, mais l'âme peut faire usage de bière. Henry Miller |
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Origine celtique de la levure
| Après qu'il eut fait bouillir le moût, avec des fleurs des champs et du miel, un sanglier vint et,tandis qu'il en buvait y laissa son écume qui fit fermenter la liqueur. La bière préparée ainsi fut supérieure à toutes celles qu'on connaissait jusqu'alors. Et c'est là que vint la pratique de mettre de la levure dans le moût. |
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