L'encyclopédie de la bière
Ma charte des droits inaliénables du buveur
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- Publié le Samedi, 10 Mai 2008 00:00
- Écrit par Pierre-Luc Pilon - Éditeur en chef
Chers lecteurs/lectrices, Salutations !
C'est avec l'excitation et la fébrilité que l'on peut avoir en découvrant une nouvelle bière que j'amorce ma première chronique sur BièreMag. C'est l'ancien blogueur, mais surtout le biérophile fini en moi qui se joint à l'équipe grandissante de ce pilier du web brassicole francophone.
À chaque demi-rotation lunaire (aux deux semaines...), je vous ferais part de mes découvertes virtuelles et bien réelles dans le merveilleux monde de la bière. J'ai l'intention de fureter au travers du plus grand nombre de site, de blogue, de forum traitant de cet élixir liquide qui nous lie et de vous ramener en ces pages les propos les plus édifiants (ainsi que certains des plus insignifiants) pour donner un coup de pouce à l’accroissement du savoir collectif, ou un coup de gueule à ceux qui le sabote.
Cependant, chers futurs amis, cette semaine, je ne parlerais pas de ceci <http://www.wkrg.com/news/article/beer_cooler_coffin_in_one/13615/> , cela <http://www.ucm.be/C1256C0D003C8BF5/_/047564430FFAE4CBC1257443002E04AD?OpenDocument> ou du début de la fin du monde qui nous guète <http://argent.canoe.com/lca/infos/quebec/archives/2008/05/20080509-160834.html> . C'est en m'inspirant du premier livre de Daniel Pennac, Comme un roman, que je veux fixer les règles de ma chronique en jetant les bases de ma charte des droits inaliénables du buveur.
Cette charte vous aidera à comprendre qui je suis tout en vous permettant de saisir les raisons pour lesquelles je vais distribuer mes coups de pouce (ou mes coups de gueule).
1 - Le droit de boire n'importe quoi
Certes, boire une bonne Rochefort 6, une Rodenbach ou une Hobgoblin est de bon ton. Investir plusieurs minutes dans la consultation d’une longue carte des bières rédigée avec amour est un exercice qui démontre que vous avez du goût et du style. Cependant, je revendique le droit pour tous les buveurs du monde de boire n’importe quoi. Vous aimez la Black Label? C’est bien. Vous préférez la Boris? Ok. Vous mourrez d’envie d’une pinte de Labatt 50 en fût? Fine. En fait j’irai plus loin, je revendique le droit universel de commander n’importe quoi dans la dignité. Pour ma part, je m’engage à ne plus jamais pointer du doigt en riant un ami ou tout homme se commandant un Kriek aux cerises ou une Éphèmère aux pommes.
2 - Le droit de ne pas aimer une bière
Parallèlement au droit de boire et d’aimer n’importe quoi (même la Laurentide « tablette »), je revendique aussi le droit de ne pas aimer une bière. Personnellement, ladite Laurentide… pas capable. Mario a beau tenter de me convaincre que c’est strictement psychologique, je crois que c'est peine perdue. Ne me lancez pas de pierres, mais certaines micros québécoises me font le même effet. Des fois, c’est une question de recette, de constance, d’ingrédients ou ça peut être tout simplement un allergie, chez certaines personnes, touchant tout ce qui vient de chez Molson ou Labatt. Je vous donc donne le droit de ne pas aimer tout ce qui se brasse.
Cependant, pour être cohérent avec le droit numéro 1 cité ci-haut, je n’ai et n’aurai aucune tolérance pour le «Molson-Bitching» et le «Labatt-Blasting». Personnellement, je trouve la plupart des produits de ces deux brasseries sans intérêt et n’apprécie pas certaines pratiques commerciales de ses compagnies. Je vous promets donc de les critiquer lorsque je devrais le faire, tout comme je me réserve le droit de critiquer certaines micros au besoin. Cependant, il n’y aura pas de dénigrement constant et systématique de ma part.
3 - Le droit de jeter une bière (qu'en cas d'extrême nécessité)
Je sais cela peut sembler pêché ou tabou, mais j’ai déjà jeté une bière. J’ai encore de la difficulté à en parler. Elle n’était pas cartonnée ou rance, simplement mauvaise. J’avais beau essayer, prendre une toute petite gorgée de plus, me dire qu’il y avait des enfants en Afrique qui n’avait même pas de bière. Rien.
Donc, comme je me donne le droit de jeter l’imbuvable, je vous l’accorde aussi. Cependant, n’en faites pas une habitude. Comme disait Benjamin Franklin : « La bière est la preuve vivante que Dieu existe et qu’il désire que l’on soit heureux.». Vous ne voudriez quand même pas choquer le grand barbu divin…