L'encyclopédie de la bière

St-Ambroise Pale Ale

Quelle grande découverte, cette bière, alors que toute mon attention était concentrée sur la rédaction de mon premier livre «La bière à boire», qui est devenu, au fil des corrections, le «Guide de la bonne bière» (1995). Nous étions chez Jean-Pierre en compagnie d'Alain en train de pratiquer le hobby que nous aimions bien: déguster ces bières que nous venions d'aller acheter à Burlington, Vermont.

 

Dans le frigo, quelques célèbres nouvelles venues sur le marché québécois faisaient belle figure. En fait, elles nous permettaient d'allonger la soirée, lorsque nos papilles avaient pris congé. Nous ne nous lassions pas d'élucubrer sur le goût de la bière (je ne me suis jamais lassé en fait). La Saint-Ambroise «blonde» nous subjuguait par son équilibre «malt caramel» et «houblons amers». Nous l'essayions froide, chaude, tempérée pour constater ses multiples personnalités, toujours agréables, quoique j'ai développé une préférence pour l'interprétation «tablette», fraîchement embouteillée (i.e. 6 mois avant la date de péremption sur l'étiquette). C'est justement le lendemain de cette cuite, alors que l'horloge indiquait tout près de midi lors de la levée de nos corps, nous donnant ainsi l'autorisation d'en décapsuler une pour le repas du midi, que je constatai comment cette bière si généreuse était si accueillante en tout temps.